Les 60 engagements pour la France de FRANCOIS HOLLANDE
FRANCOIS HOLLANDE PRESENTAIT JEUDI 26 JANVIER SES 60 ENGAGEMENTS POUR LA FRANCE
RETROUVER ET TELECHARGER LE PROGRAMME SUR : www.parti-socialiste.fr
RETROUVER ET TELECHARGER LE PROGRAMME SUR : www.parti-socialiste.fr
Le changement,
c’est maintenant
Je suis candidat à l’élection présidentielle pour redonner
à la France l’espoir qu’elle a perdu depuis trop d’années.
Les Français souffrent. Ils souffrent dans leur vie : le chômage
est au plus haut parce que la croissance est au plus bas ;
la hausse des prix et des taxes ampute leur pouvoir d’achat ;
l’insécurité est partout ; leurs emplois s’en vont au gré
des fermetures d’usines et des
délocalisations industrielles ; l’école,
l’hôpital sont attaqués et n’assurent
plus l’égalité entre citoyens ;
l’avenir semble bouché pour eux
et pour leurs enfants ; la jeunesse
se désespère d’être maintenue en
lisière de la société.
Les Français souffrent aussi dans
leur âme collective : la République
leur paraît méprisée dans ses valeurs
comme dans le fonctionnement de
ses institutions, le pacte social
qui les unit est attaqué, le
rayonnement de leur pays
est atteint et ils voient
avec colère la France
abaissée, affaiblie,
abîmée, « dégradée ».
Par François Hollande
La dépression économique est là, l’angoisse
sociale est partout, la confiance nulle part.
J’affirme avec netteté où se situent les responsabilités.
Certes, depuis 2008, il y a la
crise. Elle est le produit de la mondialisation
débridée, de l’arrogance et de la cupidité des
élites financières, du libéralisme effréné, sans
oublier l’incapacité des dirigeants européens
à dominer la spéculation. Il y a surtout les politiques
injustes et stériles menées depuis dix
ans, les fautes économiques et morales de ce
dernier quinquennat. Il y a donc la responsabilité
personnelle de celui qui est au sommet
de l’État depuis cinq ans.
Un mandat se juge sur ses résultats, une
politique sur sa cohérence, un caractère sur
sa constance. Comme les choses seraient
faciles si l’échec devenait une excuse, si
l’expérience – même malheureuse – devenait
une justification opportune de poursuivre et
l’abandon des promesses, une preuve de
courage ! Et pourtant,
telle est l’ultime
contorsion tentée par
le président sortant :
incapable de trouver
une issue à la crise
de la zone euro après
seize « sommets de
la dernière chance »
en à peine deux ans,
il voudrait qu’on lui laisse encore le temps
d’y porter remède, sans qu’il nous indique -
hormis la rédaction d’un nouveau traité européen
- ce qui serait de nature à le voir
réussir là où il a échoué. Impuissant face à la
montée du chômage, le voilà qui convoque
une ultime réunion avec les partenaires
sociaux pour nous dire qu’il faut traiter
avec plus de considération les demandeurs
d’emploi. Indifférent aux creusements des inégalités
après avoir multiplié les indulgences
aux plus fortunés, il annonce, comme pour
retrouver une soudaine vertu, qu’il taxera les
transactions financières sans nous préciser
quand – et comment le pourrait-il dès lors que
la décision lui échappe dans son exécution ?
La mystification est grossière. Je ne la
sous-estime pourtant pas. Une campagne
électorale est un moment particulier, où
bien des choses peuvent être dites, bien
des mensonges proférés, bien des paradoxes
présentés comme des vérités de bon
sens. J’entends déjà les lieutenants paniqués
de Nicolas Sarkozy prétendre que dans la
tempête il ne serait pas sage de changer de
capitaine. Ce qui prête à sourire quand le
navire s’est échoué. Et bientôt, il ne lui restera
plus qu’à proclamer qu’il a changé, que
les événements l’ont changé, que la fonction
l’a changé, que l’échec l’a changé… Posons
d’ores et déjà la bonne question à ce sujet :
plutôt que de reconduire un président qui
aurait tellement changé, pourquoi ne pas
changer de président, tout simplement ?
C’est cette responsabilité qui m’incombe.
Celle de permettre le changement. Un vrai
changement. Ce n’est pas ici le lieu d’analyser
ce qu’aura été ce quinquennat. Disons
simplement que ces cinq années auront été la
présidence de la parole et, lui, le président des
privilégiés. Voilà la page
que je veux tourner. Je
mesure la difficulté de
la tâche qui m’attend si
vous m’accordez votre
confiance. Le redressement
de nos comptes
publics comme celui de
notre appareil productif
sera long. La reconquête
de notre souveraineté financière exigera des
efforts considérables et surtout de la justice.
Le retour de la confiance appellera une politique
qui mobilisera les Français autour de
l’avenir : l’éducation, la recherche, la culture,
la transition énergétique et écologique.
Je sais aussi nos atouts.
Nous sommes un
grand pays disposant d’immenses savoirfaire,
de remarquables entreprises, d’une
recherche féconde, de services publics de
grande qualité, d’une démographie dynamique,
d’une épargne abondante, d’un
attachement profond aux valeurs de la
République. Nos ouvriers, nos techniciens,
nos ingénieurs, nos chercheurs, nos savants,
nos fonctionnaires sont parmi les meilleurs
du monde. La productivité de notre travail
est une des plus élevées de toutes les
économies développées. Notre vie intel-
Un mandat se juge sur ses
résultats, une politique sur
sa cohérence, un caractère
sur sa constance.
lectuelle et artistique demeure une des
plus riches et suscite toujours l’admiration
des peuples.
Cent dix jours nous séparent du premier
tour de l’élection présidentielle.
Ce scrutin
interviendra dans un contexte que rarement
notre pays aura connu depuis le début
de la V
e
République. La France a pourtant
traversé bien des épreuves en un demisiècle
: des crises économiques, de graves
mouvements sociaux, de véritables ruptures
civiques aussi. Mais
en 2012, le choix que
vous aurez à faire sera
décisif. Décisif, il le
sera pour vous, pour
vos enfants, pour
l’avenir de votre
patrie, pour l’Europe aussi, qui attend et
espère entendre à nouveau la voix de la
France, une France dont elle a besoin pour
retrouver un projet et un destin.
Pour la première fois depuis longtemps
dans notre histoire nationale, ce choix dépassera,
et de loin, les seules questions
politiques et partisanes. Comme en 1981,
comme en 1958, ce qui est en jeu dans
cette élection et dans le choix que feront les
Français, c’est plus que la seule élection d’un
président, plus que la désignation d’une
majorité, plus que l’orientation d’une politique
: c’est l’indispensable redressement de
la Nation. Ce redressement est possible. Pour
le réussir, quatre principes m’inspireront.
La vérité :
je ne serai pas le président qui
viendra devant vous six mois après son
élection pour vous annoncer qu’il doit changer
de cap, qui reniera ses promesses faisant
mine de découvrir que les caisses sont vides.
Les Français sont lucides, ils savent que
nous aurons besoin de temps, qu’il faudra
faire des efforts à condition qu’ils soient
partagés ; mais ils préfèrent des engagements
forts sur l’essentiel à un catalogue
de propositions.
La volonté :
il en faudra pour rétablir les
comptes publics, pour relancer la croissance,
pour soutenir les emplois. Il en faudra pour
redonner confiance aux entrepreneurs, aux
salariés, aux fonctionnaires, aux chercheurs. Il
en faudra pour réduire les inégalités, répartir
différemment les richesses. Il en faudra aussi
pour réussir la transition énergétique. Il en
faudra surtout pour maîtriser la finance.
La justice :
la justice, c’est un impôt équitablement
réparti selon les capacités de chacun. La
justice, c’est une société qui ne tolère aucun
privilège. La justice, c’est ne reconnaître que
la seule valeur du mérite. La justice, c’est une
école qui accorde
la même attention
à chaque enfant.
La justice, ce sont
des soins accessibles
à tous. La justice,
c’est de pouvoir vivre
de son travail. La justice, c’est pouvoir profiter
d’un vrai repos après des années de labeur.
La justice, c’est vivre en paix et en sécurité
partout. La justice, c’est une société qui fait sa
place à sa jeunesse.
L’espérance :
je veux retrouver le rêve français.
Celui qui permet à la génération qui vient de
mieux vivre que la nôtre. Celui qui transmet
le flambeau du progrès à la jeunesse impatiente,
celui qui donne à la Nation sa fierté
d’avancer, de dépasser ses intérêts et ses
catégories d’âge et de classes pour se donner
un destin commun, qui nous élève et
nous rassemble. Cette espérance n’est
pas vaine. Elle est le fil qui renoue le
récit républicain.
Je sais que beaucoup d’entre vous se
demandent si notre pays a encore le choix de
son destin ou s’il est condamné à appliquer
un programme décidé ailleurs ou dicté par
les marchés financiers. Beaucoup doutent de
notre capacité collective à décider de notre
avenir, et de notre liberté de nous mettre en
mouvement selon nos valeurs et notre modèle
social. Beaucoup s’interrogent sur la réalité
de notre souveraineté. À tous ces Français, je
veux dire : oui, nous pouvons, même dans une
économie mondialisée, maîtriser notre destin.
Nous le pouvons en comptant d’abord sur nos
propres forces, et en agissant au niveau de l’Europe,
à condition que celle-ci soit réorientée.
La justice, c’est une société
qui fait sa place à sa jeunesse.
Ce sera une des responsabilités principales
du prochain chef de l’État. Nous sommes
capables de nous dépasser chaque fois que
nous nous mobilisons sur une cause qui nous
rend fiers. La France est un grand peuple,
capable du meilleur s’il retrouve la confiance
en lui, la confiance en l’État et en celui
qui l’incarne.
Je veux aussi combattre ce scepticisme
qui mine la démocratie,
lever ce doute qui
ronge les esprits quant à notre capacité à vivre
ensemble. Je veux rappeler que la gauche
et la droite, ce n’est pas la même chose. Il
peut y avoir des défis incontournables. Il n’y
a jamais une seule politique
possible pour les
relever. Le prétendre
est un leurre ; pire, un
mensonge. L’élection
présidentielle qui vient
sera le moment de la
confrontation démocratique,
celle des
idées, des projets, des
visions de la France
et de l’Europe, des
femmes et de hommes
aussi. Je n’ignore rien
des tentations d’électeurs souvent issus des
classes populaires pour l’extrême droite.
Ma campagne sera aussi tournée vers eux.
Je leur parlerai net. J’entends leur colère et
leur désarroi. Et je leur démontrerai que l’extrémisme,
outre qu’il n’apporterait aucune
solution à leurs difficultés, n’est pas digne des
valeurs de notre pays. Plus que l’irréalisme des
positions économiques du Front national
ou l’illusion d’un repli derrière des
barrières devenues des barbelés, c’est la
violence sociale et la vindicte ethniciste qui
menaceraient la République. C’est un des
enjeux de ce scrutin.
Enfin, je respecte profondément toutes les
candidatures de la gauche comme celle
des écologistes. Elles peuvent marquer des
orientations, affirmer des exigences, ouvrir
des alternatives, susciter des débats, mais ce
n’est pas faire preuve d’une quelconque prétention
hégémonique que de penser qu’il
sera difficile pour l’une d’entre elles d’être
présente au second tour. Dès lors, il me
revient d’incarner l’alternance et de permettre
le changement. Rien n’est acquis. Beaucoup
va dépendre de la gauche, de son esprit
de responsabilité, de
son courage, de sa
cohérence, de son
audace. Mais aussi
de la force de ma
propre candidature.
J’aurai à affronter la
droite accrochée à
son pouvoir et liée aux
puissances de l’argent,
je resterai proche
de vous pour porter
une grande ambition
collective : celle
de renouer avec l’esprit de justice et l’idée
de progrès.
Comme il y a trente et un ans, avec
François Mitterrand, si nous savons nous
en montrer dignes c’est vers nous que
les Français vont se tourner le printemps
prochain. C’est vers moi qu’ils porteront leurs
suffrages et leur confiance, c’est à moi qu’ils
confieront la responsabilité de diriger le pays.
J’y suis prêt.
Je veux rappeler que la
gauche et la droite, ce n’est
pas la même chose.
Il peut y avoir des défis
incontournables. il n’y a
jamais une seule politique
possible pour les relever.
francoishollande.fr
Ne pas jeter sur la voie publique – PGE 94160
LA MOBILISATION EST EXCEPTIONNELLE
PARCE QUE NOUS SOMMES UNIS !
NOUS SOMMES UNIS
PARCE QUE NOTRE COMBAT EST JUSTE !
Face au pouvoir d’un seul homme, TOUS ENSEMBLE…
DEPART : Place dela Sous-préfecture ; défilé
puis RASSEMBLEMENT place dela Libération
TOUS ENSEMBLE
RESSORTONS POUSSETTES , BANDEROLES, PANCARTES, SIFFLETS , TENUES BLANCHES , VEHICULES de SECOURS , ECHARPES, TRACTEURS….
ET ENCORE PLUS NOMBREUX QUE LE 2 DECEMBRE !!!
Comité de Défense du Centre Hospitalier du Blanc
Ne pas jeter sur la voie publique
Nous arrivons, M le Président, au terme d’un travail, reconnaissons le peu enthousiasmant de lectures de rapports.
Or disait Voltaire, « rien ne se fait sans un peu d’enthousiasme »
Heureusement, le travail de commissions a été parfois plus vivant sans pour autant changer grand-chose d’ailleurs : quelques milliers d’euros en 5 jours de travail !! le but n’est pas forcément d’ailleurs d’ajouter des dépenses.
Le débat concerne surtout la pertinence de nos fonds et actions, leur efficacité. Souvent, nous vous demandons non de faire plus mais autrement !
Ce manque d’enthousiasme et de dynamisme supplémentaire est lié au contenu lui-même du budget et à votre stratégie pour nous dramatiquement ancrée dans ce territoire.
Au total, et plus encore que par le passé, ce budget reconduit a minima les dispositifs existants sur lesquels nous avons souvent débattu et qui restent pour l’essentiel des dispositifs peu incitatifs, contraints dans leur volume global, dans les plafonds et taux . peu de fonds sont des fonds déclencheurs de projets : on est dans une politique de l’accompagnement , plus que dans la politique de développement !
Bien sûr, aucune association, aucune entreprise ne refus aujourd’hui l’aide apportée par le conseil général mais les exemples sont nombreux montrant que cette aide n’est pas de nature à déclancher la mise en oeuvre du projet. C’est vrai pour les équipements notamment.
Du coup, nous n’appouverons pas ce budget alors que nous avons approuvé l’essentiel des rapports.
C’est là assez classique et une contradiction seulement apparente que je souhaite de nouveau lever d’emblée.
C’est que depuis maintenant de trop nombreuses années : le budget de notre assemblée pêche plus par ce qu’il ne contient pas, pourrait et devrait contenir que par ce qu’il contient effectivement.
Ensuite, ce budget, on le sent, est de plus en plus recentré sur les compétences obligatoires que la loi a transférées à notre collectivité, compétences qu’il est légitime d’assumer ; ce qui manque , ce sont les compétences facultatives, celles qui impulsent souvent les domaines comme l’économie, la jeunesse, la culture…
Nous avons ce débat depuis des années ; il est le même parce qu’il est de fond et nous l’avons eu lors du débat d’orientation budgétaire.
Je crains que nous l’ayons encore à l’avenir !
Votre stratégie est celle du pouvoir en place : la France est endettée : il faut donc faire dans la rigueur et demander aux habitants de l’Indre d’y contribuer d’une certaine manière.
Sauf que la rigueur était déjà … de rigueur ! je veux dire que la rigueur de l’Etat qui objectivement génère de graves contraintes s’additionne à la vôtre installée depuis tant d’années !
Tout cela a des effets dévastateurs pour l’Indre !!
Et il faudrait , ce que vous ne faites pas, pointer du doigt les responsabilités !
Pour vous, c’est une vertu que d’avoir été vertueux durant des années, d’avoir rempli le bas de laine.
Pour nous, alors qu’il convient en effet d’être rigoureux, nous sommes passés à côté d’une occasion de développement : alors que la crise conjoncturelle que nous connaissons maintenant n’existait pas, nous vous reprochions déjà de ne pas mener une politique plus volontariste, plus aidante pour les collectivités, les associations, les entreprises.
Si nous pouvons comprendre la prudence avec laquelle, aujourd’hui, nos collectivités doivent avancer, notre rôle est de mettre le doigt sur la réduction très forte de l’impact que nos politiques ont sur l’état du département.
Nous nous sommes expliqués là-dessus des dizaines de fois maintenant et récemment lors du DOB. Il n’est pas utile d’y revenir longuement.
Juste quelques rappels de note analyse globale .
sur le contexte national
nous rappelons que l’opération de culpabilisation collective entreprise sur la dette publique par la majorité présidentielle dont vous êtes l’élu et le militant, n’est pas honnête et qu’elle est même dangereuse.
nous maintenons que cette politique de restriction imposées aux collectivités à travers notamment la baisse des dotations en euros constants , alors que leurs charges s’accroissent est encore plus pénalisante dans un département comme l’Indre qui a un potentiel fiscal bas et une situation sociale dégradée.
Cela est vrai par exemple pour l’APA : dans ce département dont le vieillissement est un enjeu très fort, la contribution de l’Etat autour de 30% au lieu des 50 prévus initialement pou financer cette dépense transférée prive le Conseil général de moyens pour mener une politique plus forte d’accompagnement même si nous ne contestons pas le sérieux mis à se préoccuper des personnes âgées et les efforts faits avec les moyens donnés. On peut dire la même chose s’agissant de l’insertion ou du handicap !
Qu’on le veuille ou non, c’est bien une question politique !
-nous nous sommes expliqués sur le fait qu’il y a contradiction entre les cadeaux fiscaux faits à quelques-uns et le manque voire l’absence cruels de moyens affectés par l’Etat à ces dépenses sociales importantes comme à la réfection des ex- routes nationales (ce qui nous pose la question de la réfection par exemple de la déviation du Blanc ou de la Châtre) comme à la restructuration du Site de la Défense etc…
il faut dire haut et fort et nous le disons qu’une part majeure des déficits publics est due aux politique menées par les responsables de ce pays depuis 2002 et singulièrement depuis 2007 ; la Cour des comptes indique clairement que la crise que nous mettons à toutes les sauces intervient pour 1/3 des déficits. . Cette politique nationale, vous ne la dénoncez pas : elle a pourtant une traduction dans le budget du conseil général .Cela va des dotations qui baissent ou n’augmentent pas, au transfert de ressources liées à une économie et une consommation aléatoire à l’absence totale de politique d’aménagement du territoire et la suppression de nombreux services publics et donc d’emplois
Un seul exemple : l’APA 30% de couverture par l’Etat quand on devait atteindre 50%. Résultat moins 5 millions d’euros au budget.
Par ailleurs, chacun le sait ici , les pouvoirs publics ont totalement abandonné l’aménagement du territoire et la décentralisation redevient centralisation ; la question des services publics que vous n’évoquez jamais ou presque est posée avec un dossier du moment très concret , celui du devenir du Centre hospitalier du Blanc.
sur le contexte départemental
-nous nous sommes expliqués aussi lors du DOB sur l’absence totale d’une analyse globale concernant la situation du département, grande absent de ce budget qui est sensé lui être consacré
Tout cela c’est la réalité du département et notre département ne se résume pas à la gestion du budget du Conseil général.
Car outre que vous relayez parfaitement le message gouvernemental sur la dette publique que l’on nous assène à longueur de journée , vous passez directement à la saine gestion financière du département pour vous décerner un compliment général : on fait ici mieux qu’ailleurs .
Une fois de plus, nous vous disons : la bonne santé des finances départementales n’est pas la bonne santé du département et contrairement à ce que vous prétendez, la politique départementale n’a pas l’effet de levier que toute politique de collectivité doit tenter d’avoir !!et la question n’est pas de savoir si on fait mieux ici qu’ailleurs, (cela doit bien arriver de temps en temps) mais la question est : répondons-nous à la situation du département ? notre réponse est non surtout si on rappelle quelques réalités que vous vous gardez de rappeler
Vous dites que grâce à cette bonne gestion financière, vous vous occupez des habitants et souvent mieux qu’ailleurs : nous ne disons pas que vous ne vous occupez pas des habitants mais, outre que vous faites ce qu’est votre devoir dans l’application des lois de décentralisation, nous disons que l’Etat ne remplit pas son devoir et que du coup cela prive notre département d’avoir des politiques de valeur ajoutée !!
Ce budget, c’est la rencontre objective entre votre absence de volonté passée de développer et une réalité économique financière, du moment objectivement difficile et une politique nationale qui se moque des zones rurales elle aussi qui bloque ce département dans son essor.
Et la question reste toujours la même : est-il normal de laisser ainsi filer la situation quand on a un niveau d’endettement qui est celui d’une ville de 2000 habitants ? certes, le budget fait apparaître un niveau d’emprunt de 22 millions d’euros mais on sait ce qu’il en est…après avoir affiché ces dernières années régulièrement plus de 30 millions d’emprunts, ceux-ci n’ont pas été réalisés. Un volume d’emprunt apparaîtra dans le CA mais on est loin de la catastrophe financière…
A notre sens, il doit se trouver du côté de l’Etat
Si l’on revient au budget lui-même ,
Budget de contrainte, s’il en est….
3 fonds nouveaux étaient annoncés dans le DOB ; naïvement nous pensions que ce serait de sacrées avancées !!
- un nouveau fonds sur l’hébergement touristique
- un nouveau d’aide aux sports dans les collèges
- un nouveau fonds pour la sensibilisation à la poésie contemporaine
Et puis , entre l’effet d’annonce au DOB , la présentation qui en était faite et le volume réel des dépenses que ces fonds représentent, il n’y a pas de quoi s’émouvoir !!
Dans le DOB par exemple, il était écrit « à la mise en place d’ateliers de sensibilisation aux musiques traditionnelles viendront s’ajouter en 2012, des interventions de sensibilisation à la poésie contemporaine » Super !
En réalité, la poésie ne s’ajoute pas : elle remplace la sensibilisation aux musiques traditionnelles ; on remplace une dépense de plus de 19000 € par une dépense de 8000 €
Autre exemple, le fonds d’aides aux sportifs dans les collèges. La somme totale visée est de 2000 €
Donc tout cela pour pertinent que ce soit n’est pas de nature à secouer les choses
et n’est pas la réponse aux grands défis auxquels notre département est confronté mais je parierai fort que vous arriverez à communiquer là-dessus et à nous faire passer ces nouveaux fonds pour des efforts budgétaires démesurés , toujours dans ce contexte financièrement très contraint !!! et vous nous direz le département fait plus pendant que les autres font moins !!!
Plus grave, vous allez plus loin puisque certains fonds ont ou disparu et qu’ il a fallu être vigilant en commission et convaincre par exemple pour que le FAR d’Issoudun et Châteauroux soit aussi augmenté de 1% comme pour les autres cantons , alors que l’on faisait là une économie injuste de quelque 896,19 € !
Si l’on peut comprendre que nous soyons prudents qu’il ne faille pas multiplier les fonds d’aides dans le contexte d’aujourd’hui, il y a de limites car bientôt notre rôle se limitera à approuver un budget immuable dans es grandes lignes et une addition de dispositifs tous plus contraints les uns que les autres.
Or, nous pensons que nous n’avançons pas suffisamment sur l’étude qui pourrait être faite de l’évolution de certains fonds tels le FAR, les bourses d’enseignement supérieur et que le débat reste relativement bloqué.
On l’a vu encore avec la demande récurrente de M Bougault sur le Pass port 6-8 ans , demande qu’il a faite en séance ici depuis 3 ans et dont vous dites toujours qu’elle aura lieu et qui n’a pas encore eu lieu !!!.
Au total, un budget peu apte à répondre aux défis
On parle THD, on parle POLT-POCL et vous avez notre soutien sur ce dossier, on entend parler aussi dans ce département d’entreprises chinoises… c’est intéressant mais cela , c’est pour demain , voire après demain, voire jamais… et pour l’immédiat que fait-on pour aider le département qui souffre ?
Pour conclure dans la détente, j’ai lu quelque part que vous aviez tricoté une écharpe point par point. Comme dirait ma grand-mère vous avez dû sauter des mailles et surtout l’écharpe se détricote plus vite que vous ne l’avez tricotée !!
et le méchant qui tire le fil,nous le connaissons vous et moi : c’est l’Etat !
Oui, chaque jour qui passe nous confirme qu’il faudra rapidement changer de cap à l’échelle nationale en particulier pour les zones rurales comme les nôtres totalement délaissées et méprisées par le pouvoir central !!!.
Nous voterons contre ce budget !!
2 ème grand rendez – vous de mobilisation en faveur de l’hôpital du Blanc
Plate-forme de blogs du Parti socialiste | Propulsé par Wordress Mu | Articles (RSS) et Commentaires (RSS)
Sauf mention contraire, le contenu de cette page est sous contrat Creative Commons ![]()